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Histoire de la didactique des mathématiques

 

 

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. L'élève était toujours une boite noire muette.

 

-Par la suite les chercheurs en didactique prirent conscience que les élèves pouvaient parler ! On recommença donc à étudier les stratégies mais cette fois en "demandant aux élèves comment ils s'y étaient pris" pour résoudre l'exercice. On a eu alors des relevés d'explications "après coup " ; explications bien sûr très "rationnelles " pour justifier leur façon de faire, mais explications qui permettaient de prendre conscience de l'importance de la parole de l'élève.

 

-Un grand pas fut fait par une didacticienne en physique (Laurence Viennot) qui montra, en étudiant ce que disaient les élèves, que ceux-ci avaient effectivement une logique à eux, qu'ils construisaient des "théorèmes spontanés " qui, bien que non exacts, leur servaient à résoudre les questions posées.

Qu'autrement dit, les élèves avaient des "représentations " (certains disent encore des conceptions) des différents points abordés, que la logique mathématique n'était pas la seule à intervenir dans un raisonnement d'élève mais qu'il existait une autre logique. (celle des association d'idées)

 -Il ne restait plus qu'à se demander d'où venaient ces représentations et à prendre en compte "l'imaginaire de l'élève" comme source de ces représentations pour avoir toute la complexité de la personne de l'élève ; c'est ce que font, à la suite de mes travaux, des chercheurs comme Claudine Blanchard-Laville qui introduit la notion de "transfert didactique"; Benoît Mauret ; Jean Claude Lafon ; Nathalie Kaltenmark-Charraud ; Isabelle René; Françoise Hatchuel etc...

 

D'autres chercheurs montrent également que l'élève n'est pas seul mais que le groupe classe (dans le contrat didactique) a son importance dans les phénomènes d'apprentissage, autrement dit que le psychisme individuel est pris dans des phénomènes de groupe.

Cette histoire de la didactique des mathématiques est un exemple

du travail de complexification que nous avons tous à faire ;

 complexification:

- des représentations du fonctionnement de nos élèves,

(voir: nouvelle conception de la personne et Qu'est ce que le psychisme?)

 -de notre propre fonctionnement.

(voir: la formation psychologique des enseignants)

C'est ce travail qui nous éclairera pour trouver les réponses aux questions que nous nous posons dans notre travail d'enseignant.

Cette évolution montre également l'importance du concept de représentations et la prise en compte de l'imaginaire dans l'enseignement des mathématiques.

 

 

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