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ALBERT MOYNE Ed. Bibliothèque Richardeau/Albin Michel Education (1996) ISBN: 2-226-08102-X |
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Dernière de
couverture
Pour aborder un sujet peu
traité, l'ennui à l'école, l'auteur
utilise l'humour. Adoptant pour la narration la
métaphore du théâtre, il présente
sous forme de caricatures quelques «types»
d'enseignants. En neuf portraits, il croque le
boute-en-train, le dépressif, le
séducteur... Conscient des
difficultés qui existent dans les classes, des
incompréhensions qui peuvent conduire à perdre
le goût d'enseigner et celui d'apprendre, l'auteur
propose des méthodes pédagogiques pour
remédier à l'ennui et rompre avec une routine
qui fatigue enseignants et élèves. Cet ouvrage sérieux
est donc riche en propositions concrètes et simples
d'application qui permettront d'établir durablement
les bases de relation plus satisfaisantes entre les
enseignants et les élèves. Albert Moyne,
professeur dans un lycée de Saint-Étienne, a
expérimenté le travail autonome. Formateur en
pédagogie générale à la MAFPEN
de Lyon, il fut Directeur de Institut Supérieur de
Pédagogie de Paris de 1987 à 1993. Docteur en
Sciences de l'Éducation, il poursuit aujourd'hui un
itinéraire d'écrivain et de
formateur.
Table des matières
Les trois coups Les premiers jours de
classe Métaphore et
pédagogie Exorciser ses
représentations LES NÉVROSES
N'ARRIVENT PAS QU'AUX AUTRES Prélude aux 13
portraits évoquant les névroses de
rôles Le prof ennuyeux Le prof qui se raconte Le
prof dépressif Le coléreux et
l'agressif L'obsédé du
programme et du niveau Le séducteur La bonne mère Le
pète-sec Philosophe ? Le boute-en-train L'ironique Celui qui rase les
murs Le pas bileux Indications de mise en
scène Travail intelligent et
travail bête Qui corrige qui ? Les rôles Animer la classe en
pédagogie différenciée Rites et rythmes et/ou de
l'homéopathie en pédagogie Réhabiliter la
passion chez l'enseignant Soyez réaliste,
demandez l'impossible Considérations sur la
postérité de ce livre
Un passage
<<Enseignant plus
âgé si, à notre lecture, tu t'es senti
peut-être un peu « rouillé », c'est
une chance. Le sentiment d'un décalage entre le
réel et le possible, voire le regret d'un « si
j'avais su... », sont l'indice que quelque chose a
bougé en toi, qu'un changement reste à ta
portée. Si enfin, la névrose
ne te guette plus, mais qu'elle t'ait déjà
atteint, qu'elle te tienne, qu'elle te ronge, et pas
seulement la névrose mais la nécrose, sache
qu'il n'est pas nécessaire d'opérer une
révolution pour retrouver l'espoir. Il suffit de donner un coup
de pied au fond pour remonter. Sans qu'il soit très
fort. Souvent un léger déplacement de point de
vue demande une énergie faible. Si le point d'appui
est bien choisi, il peut enclencher un processus de
renouveau. C'est le principe du levier. Tu trouveras ce point
d'appui dans une phrase, un mot rencontré dans ce
livre ou dans un autre, qui aura éveillé en
toi un écho. On est souvent touché par une
parole juste, non conventionnelle, qui nous éveille
à nous-mêmes à tout âge... Alors,
nos difficultés deviennent nos chemins. De nos jours d'ailleurs,
contrairement à ce qui se passait dans les
sociétés traditionnelles où le
renouveau venait de la jeunesse, c'est à l'âge
mûr d'opérer les changements. La jeunesse
s'emballe. Un cheval fou n'a jamais fait avancer un
attelage. Il le mène au précipice. Autrefois, au fil des
années, on devenait conservateur. Aujourd'hui, la
formation continue de tout adulte lui apporte sans cesse des
chances de corriger les trajectoires antérieures, de
repartir autrement. Dans l'enseignement comme ailleurs, les
changements intelligents sont la responsabilité des
vétérans. Leur expérience permettra aux
révolutions de ne pas s'égarer. C'est pourquoi
cela peut être une chance de vieillir en se bonifiant
auprès des plus jeunes et de jouer la pièce
avec eux. On n'est pas, on ne naît pas enseignant...
On le devient.>>p.142-143
Commentaire
Un livre drôle, tiré d'une grande expérience d'enseignant et de formateur d'enseignants. Il est utile pour réfléchir sur sa façon d'être en classe.
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